Retour sur la démarche 3

Un article de SDIS Wiki.

Retour sur la démarche 18-11-08

Mobilisation des connaissances, réflexivité et altérité

Le wiki, relativement au projet, est une réalité. On peut y lire le profil de certains membres du projet, de même que la réflexion sur leur concept. On remarque cependant que pour vivre le projet, il faut que les évaluations individuelles possèdent un arrimage commun aux plans des démarches et des références, d’où la pertinence d’un média comme le wiki. Une question est posée : comment le wiki, dans un processus réflexif comme celui que nous souhaitons expérimenter, est-il vécu et intervient-il? Pour répondre à cette question, nous constatons qu’il nous faudra faire plus avec le wiki que d’y déposer nos travaux par l’entremise de l’équipe du Wiki, puisqu’ainsi, nous ne mettons pas en place un mécanisme permettant d’utiliser le wiki avec toutes ses potentialités d’interactivités et d’implications.

Les travaux effectués sur les concepts et la discussion les entourant nous permettent de dégager des réflexions quant au concept de la mobilisation des connaissances. Les travaux sur les concepts émis jusqu’ici se rapportent surtout à des définitions classiques des sciences sociales. Définir le concept en fonction des sciences sociales est un aspect de la démarche, mais ce qui nous intéresse surtout, c’est de réfléchir sur la manière dont ce concept agit dans l’univers de la mobilisation des connaissances et d’observer notre propre démarche. En effet, ce sont les procédés qui sont surtout valorisés, l’itinéraire parcouru pour arriver à notre questionnement.

La mobilisation des connaissances est processuelle. Elle vise à changer notre rapport à la connaissance, en même temps que nous travaillons au traitement, à la circulation et à l’analyse de l’information, à la mise en relation avec les autres et au travail en réseau, ainsi qu’à une approche réflexive. Ainsi, la mobilisation des connaissances sous-entend le fait qu’on ne peut emprunter un langage universitaire fermé : on parle aussi aux intervenants et à tous les acteurs sollicités par le concept. On tient compte de ce savoir, tout comme du savoir universitaire. L’altérité, le défi de l’autre, est au centre de la mobilisation des connaissances.